En Haute provence, sur le cours du Verdon, tout pour le parapente : stages / baptêmes / boutique
 

Bonjour, et bienvenue sur ma page personnelle.

1 ) Qui suis-je ? Présentation sommaire..

Je trouve difficile d'essayer de se présenter aussi publiquement.

Né en 1959, en Lorraine, dans le bassin sidérurgique de Pompey -54-,je grandis paisiblement sous l'aile de mes parents, qui au fil des années se rapprochent de la
région parisienne. 18 Ans, le Bac D, quelques années à zoner en fac de sciences et en IUT génie éléctrique, je cherche ma voie, sans vraiment la trouver.
Service militaire en Allemagne - Freiburg, forêt noire, et de retour, je touche pour la première fois une aile Delta...début de l'aventure.

Le Vol Libre. Une grande place dans ma vie, à l'origine de bien des mutations. J'ai débuté en 80, en Normandie, au Mont Faucon. A l'époque, le club local , le Normandie Vol Libre à Blangy sur Bresle, proposait des cours, le week-end. C'était sympa de partir de la grisaille parisienne, pour rencontrer le vent, les bouses de vaches, et cette formidable sensation de voler. Les deltas volaient comme des fers à repasser. Mes moniteurs étaient sympas, et les cadors de l'époque s'appelaient Thévenot, Deglanville, Girardet.

Moi, je bossais dans une boite d'informatique.. La tête dans les nuages, et sur les lignes d'instructions aussi. Ecran quotidien, et hot line..

Mon premier grand vol, je l'ai fait en rêve. Et je l'ai rêvé pendant 2 mois. J'étais prêt pour le faire et mes moniteurs ( Maillot, Girardet, Baduel ) m'avaient donné leur feu vert. Du haut de cette butte de 80 m, j'attendais la prochaine sortie "club", à Chamoux sur Gelon...dans 2 mois. La nuit, je rêvais que je volais. J'avais complètement imaginé ce vol, cette première fois. Arrivé à Chamoux avec une demi journée d'avance sur mes moniteurs, j'ouvrais mon Super Scorpion, et feu dans la vallée...sans moniteur, sans radio ! Inoubliable et à éviter, bien sur. Mais quel plaisir, quelle jubilation...

Depuis, quelques arbres plus tard ( qui n'a pas un arbre dans sa vie de libériste ? ), j'ai traîné mes ailes un peu partout. De retour de Guadeloupe, après 5 ans d'informatique intensive en société de services, j'échoue à St André les Alpes, pour les vacances. Flash ! Je devais simplement y passer. J'y suis resté 2 mois. A chaque vol, j'élargissais mon horizon, et découvrais une dimension inconnue, dans un univers magnifique.

J'y suis revenu, et quelques années ans plus tard, j'y suis toujours. J'ai largué ma vie d'informaticien, de citadin, pour celle d'aujourd'hui. Choix de vie. Choix de qualité de vie. Faire ce que j'aime, quand je veux, avec les gens que j'aime. Vivre heureux, simplement. Avec beaucoup moins de sous, mais beaucoup plus de temps. Aucun regret..

Entre temps, bien sur, des épisodes Vol libre très divers. De la compétition en Delta ( National A ), plusieurs finales du Championnat de France. La bascule vers le parapente, à l'époque des débuts glorieux. Quelques compéts aussi, en France et à l'étranger ( Championnat de Nouvelle Zélande, d'Australie, Flatlands ). Quelques années de collaboration avec Custom Sail, du temps des Et, Alien, etc.. comme pilote "testeur". Présent à la toute première session ACPUL, comme pilote usine, à faire des trucs que je n'avais jamais fait, genre décrochage dynamique, vrille à plat, vrac total. Rigolade et frisson! Que des bons souvenirs, quelques 3500 heures de vol plus loin ( je ne compte plus )..

, bien sur, occupe beaucoup de mon temps. Associé à François GERIN-JEAN, j'enseigne le Vol Libre depuis 86. Bees 1 Delta et Parapente. Apprendre à voler fait partie de mes grands plaisirs. Beaucoup de souvenirs magiques de stagiaires ou de passagers biplaces les larmes aux yeux, encore saouls de l'instant magique qu'ils viennent de vivre. Fabuleux.. Mais, cet aspect ne s'arrête pas là. Il y a derrière l'école toute une partie gestion, administration, décision, comme dans toute entreprise commerciale. Et ça, c'est aussi beaucoup de travail..

 

Compétitions ? Nombreuses..D'abord en Delta, en étant membre du Groupe A dans les années 87/88. Puis, ayant renoncé aux compétitions Nationales A et Equipe de France de l'époque, je bascule sur le Parapente. Vice Champion de France en 89, à Baréges. Un vrai gag. Et surtout quelques trés beaux souvenirs en Australie, Nouvelle Zélande sur les compétitons internationales du coin. Flatlands et autres sites mythiques...Puis, à fond sur l'école.

Mais j'ai toujours la même envie de voler. Pour la caresse du vent. C'est simple, j'adore ça. Pas vous ? Et quelque soit l'engin ! pas sectaire. J'ai d'ailleurs déjà pratiqué le parachutisme sportif ( chute libre essentiellement ), le planeur, le delta ( je l'ai déjà dit ), le rigide style "fledge". Voler. Simplement..J'ai volé quelques mois en aile rigide, un superbe ATOS C de 19 de finesse pour une vitesse de pointe de 110 km/h. Perfo au top, mais pour la simplicité, y'a mieux...

2 ) La partie Parapente-Mag

Hasard de la vie. J'avais écrit à la revue, en 94, pour proposer mes service pour certains articles techniques, sur les conseils de Xavier Murillo. Réponse dans la foulée, pour faire les essais.. Les essais ? Mais, je.. Enfin, oui, pourquoi pas.. Et depuis, au fil des numéros, les essais se suivent avec pleins d'ailes, de toutes sortes. L'expérience est très instructive. Très formatrice aussi, et source de progression. Je vais essayer ici de résumer quelques constantes, contraintes et procédures propres aux essais.

  • Les essais : procédures et réflexions général

Kti Devos et Pierre Pagani, après une petite période d'essai, m'ont confié la responsabilité des essais, pour la revue. Je suis donc un collaborateur régulier de Parapente-Mag, pigiste ( payé à la page ), et indépendant de la revue. Les ailes à essayer sont définies ensemble, au gré de la sortie des nouveautés. Et la parution d'un essai ne coûte rien de plus au constructeur que le prêt d'une aile, pendant le temps du test. Rien de plus.

Je répète donc: Indépendant par rapport à la revue. Et pas censuré non plus. C'était une des conditions OBLIGATOIRES de ma collaboration avec Parapente mag. J'aime voler et je vole beaucoup. Les pilotes qui me connaissent pourront volontiers confirmer ce fait. Cependant, quand avec Kti, nous décidons de parler de tel aile plutôt que telle autre, ces choix sont dictés non pas par des intérêts économiques liés à la pub ( la régie de parapente mag est indépendante du journal -1- ), mais plus par l'actualité des sorties du moment. Je préférerais voler plus souvent sous des bêtes de courses, mais pratique sans rechigner les ailes catégories " intermédiaires / et intermédiaires perfo " qui correspondent actuellement à la grande part du marché, et dont vous êtes nombreux à réclamer les essais. Décision arbitraire concernant les ailes compétition : elles ne feront plus l'objet d'un essai complet mais plutôt celui d'une demi page maximum. Exception seulement possible sur aile "révolutionnaire..", c'est tout.

Les essais se ressemblent, toujours bons ? C'est vrai qu'il devient vraiment difficile de trouver une aile "ratée". Regardez un peu le marché actuel, et les survivants.. Ils ont tous une gamme cohérente, avec une image forte. Ceux qui galérent actuellement pèchent sur un de ces points. Ceux qui disparaissent ont souvent fait une erreur stratégique de marketing, avec une aile moyenne, et une politique d'autruche derrière. Ils étaient attendus au tournant par la concurrence, vive dans le secteur. A Parapente mag, par choix, nous préférons parler des bonnes ailes. Je ne prétends surtout pas avoir la science infuse dans ce domaine. Juger du matériel, en connaissant les conséquences d'un mot mal pesé implique une certaine responsabilité. C'est pourquoi j'utilise souvent le "Je", et que je fais confirmer ou infirmer mes impressions le plus possible par d'autres pilotes. Peut être qu'après 18 ans de vol, quelques 200 ailes plus tard - vraiment !- , ma vision de l'activité s'avère-t-elle assez polyvalente. Baigné jour et nuit dans le vol libre, sur un site très fréquenté assure indéniablement l'accumulation d'expériences tant sur le matériel que la pédagogie.

Non, les constructeurs ne me donnent pas les ailes. Non, non.. Dommage certes, car à raison de 3 à 4 ailes en moyenne à essayer tous les 2 mois, ca mettrait du beurre dans les épinards. Non, non.. Je dois les rendre.. Oui, Oui, je vole avec.. Et souvent beaucoup. Et je les prête aussi volontiers aux pilotes à qui elles sont destinées, pour avoir leur avis. Car ca m'intéresse vraiment. Les impressions (subjectives !), plus que les chiffres bruts...

Oui, par Aérogliss, je vends du matériel, et notamment des ailes. Je serais donc "juge et partie". Critique formulée par Noël Bertrand ( Vol Libre Magazine ), à l'humour digne d'une porte de prison, et singulièrement "indépendant" de Vol libre diffusion, importateur de Paratech. Quel énorme avantage que de bien connaître le marché, et ainsi de pouvoir choisir et conseiller le plus sincèrement possible. Les ailes que je revendrai en 2009 seront celles que j'ai aimé en 2008, bien évidemment. Mais il s'agit là d'une casquette différente de celle de l'essayeur, et très franchement, je ne mélange pas. Vous avez le droit d'en douter et moi le droit d'en être sur.

La partie Vol de l'essai.. Simple. Se mettre en l'air, en situations multiples, souvent turbulentes aussi, pour pouvoir, au fil des heures, tirer les grandes lignes de caractère de l'aile. Le faire le plus objectivement possible, avec toujours en tête, le public à qui cette aile s'adresse. Voler, noter, revoler, confirmer. Décollages toutes situations : Vent nul pente faible, Vent nul pente forte, Brise naissante, Brise forte et pente forte. Face à l'aile, Dos à l'aile. Jeux dans le vent en pente école, ou sur le plat. Voler en dynamique ( idéal pour voir les taux de chute et vitesse comparés ), beaucoup de montées / descentes en thermique ( à St André, ca va bien - Y'en a tout l'année ! ), descentes rapides. Se faire taper, aussi. Pas besoin d'aller chercher sous le vent. Comme je vole souvent entre 5 et 10 heures pour chaque aile essayée, j'ai bien l'occasion de recevoir quelques baffes et fermetures. L'aile est une aile école ? Je l'utilise en école ( après l'avoir volée quelques heures ) et observe. J'écoute aussi les pilotes qui en possèdent déjà ( c'est plus rare vue que souvent elles viennent de sortir ).

La partie Mesures...Elle tient de la prise de tête. Vraiment. Je vole avec un Alti-vario Barographe Flytec 6030 Gps pro couplé avec la sonde de vitesse. Cet instrument me permet d'enregistrer pour une vitesse sur trajectoire donnée, le taux de chute qui lui correspond. Et ces mesures doivent se faire absolument dans de l'air stable, et inerte. Très dur de trouver ce truc la.. Même en se levant très tôt. La brise descendante génère souvent une masse d'air descendante, aussi. Alors, souvent, j'enregistre ces mesures à l'heure de la bascule. Et ne déclenche l'enregistrement qu'une fois en vallée, loin du relief. Et là, imaginez la scène. Je balaye progressivement la plage de vitesse de la voile, en partant des vitesses lentes vers les vitesses accélérées. Et en cherchant à rester le plus stable possible ( sans osciller ). Et en cherchant à stabiliser une vitesse au moins 20 secondes. A l'arrivée, le barographe est vidé sur l'ordinateur, et le logiciel Flychart se charge d'extrapoler une polaire. En éliminant les points trop bizarres, en moyennant les mesures obtenues. Et souvent, en regardant cette polaire à l'écran, je trouve le résultat débile, incohérent. Masse d'air très légèrement montante ? perfos de folie !

De plus, les instruments sont sujets à défaillance. Je ne parle pas du barographe qui déconne régulièrement et que je dois réinitialiser, mais du ventimètre qui s'encrasse facilement. Qui doit être étalonné régulièrement, et compensé par un coefficient saisi sur le barographe. Simple à faire: un chrono, un manche à balai avec le ventimètre au bout, et un jour sans vent, entre 2 bornes kilométriques, un petit tour de voiture pour calibrer l'engin. Expédition balai ! Le skywatch pro ? Mêmes problèmes. J'en suis déjà à ma 3ème hélice et 2 retour en Sav...

J'utilise un GPS, simplement pour confirmation de vitesse par la technique approximative de l'aller retour..

Alors, les chiffres, moi, je rigole en lisant les 2 chiffres après la virgule fournie par ce logiciel. Et surtout, je ne leur accorde pas une grande importance. L'important, c'est essentiellement de beaucoup voler avec l'aile, sans faire semblant. Et pour moi, de parler de mon ressenti personnel. Quand à la part purement sécurité, je vous renvoie au Pv d'homologation Acpul. Des écarts de mesures avec d'autres revues ? Et bien, oui, et je n'y peux rien. Et ca va durer, se reproduire sûrement. Normal. Enfin, malgré tout, voici donc les chiffres, bruts à inclure dans l'essai.

La partie rédaction... en débutant à Parapente-mag, je découvrais en même temps les contraintes liées aux choix faits par la revue. Proportions et équilibre des volumes entre les rubriques, entre les pages techniques et romanesques. Je découvrais qu'un essai devait tenir dans une certaine place, réduite à un nombre de signe, avec toujours la même structure. Une double page pour s'exprimer sur une aile pourrait suffire, s'il n'y avait pas ces grosses photos qui me bouffent de la place. Non, je plaisante. Equilibre a trouver entre le visuel : Grande photo, qui montre toujours l'aile en entier, sans autre but que ça. 2 ou trois autres petites pour les détails, et le texte. Le Pv d'homologation que nous avons décidé de publier systématiquement, les mesures, les caractéristiques techniques.. Ne restent plus guère que quelques lignes pour brosser un portrait rapide, en insistant sur les plus et les moins. D'ou souvent cette impression du lecteur, de retrouver une certaine monotonie au fil des essais. Très difficile d'en sortir, sans tomber dans le récit de vol. Malgré tout, j'y met mes impressions, simplement, et sans censure aucune. Les constructeurs n'influent nullement sur l'essai. D'aucune manière. Et s'ils essayaient de le faire, Tchao, moi je vais faire autre chose.. Voler, par exemple.

Maintenant, je crois essentiel de répéter que rien ne remplace votre impression personnelle. Et je vous invite vraiment à passer du temps sur le terrain, en l'air, sous plusieurs ailes, pour vous forger VOTRE opinion. Le mien, à travers l'essai, n'est rien d'autre que mon ressenti, agrémenté d'une bonne expérience du matériel, et une poignée de mesures. Parlez avec votre entourage, vos amis, vos moniteurs. Et fiez vous à vos impressions, en respectant surtout la règle de prudence:

toujours choisir du matériel en adéquation avec votre niveau. Sans tricher !

Voilà pour l'essentiel. N'hésitez pas à me faire part de vos remarques, vos envies, vos idées, vos critiques.

3 - et maintenant ?

2009 est une année charnière pour moi. Gros changements dans ma vie, mais toujours la même envie de voler. Je marche en montagne, monte en raquette malgré la neige, redescend en speed fly - Nova Ibex de 15 m², ou encore explore l'horizon sous ma magnifique Awis Mercury ou mon biplace Magnum.
Je partage mon temps entre ma famille, mes enfants et Aérogliss. La vie est belle, très belle, surtout dans ce petit coin de provence. J'aime la bonne humeur, j'adore la musique, le calme, l'harmonie. J'aime le partage et sourire...

 

 

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